Saturday, November 11, 2017

The Three Principles of the People, Sun Yat-sen (1924)

Le document est un extrait datant de 1924 d’un discours de Sun Yat-sen sur Les Trois Principes du Peuple. Ces trois principes, pensés par Sun Yat-sen lui-même, servent de base à l’idéologie du parti nationaliste chinois, le Guomindang. Le texte est donc coupé en trois parties : le nationalisme, la démocratie et les moyens d’existence du peuple.

Le premier principe énoncé est naturellement le nationalisme. Sun Yat-sen s’oppose fortement aux actions des pays étrangers en territoire chinois, qu’il nomme une « ruthless exploitation », notamment des pays occidentaux. La situation est si grave pour lui qu’il considère que la Chine a perdu son nationalisme et sa souveraineté et, pire, qu’elle est devenue une « sub-colony » et ses habitants des « slaves to many countries ». Cette dénomination de « colonisation » et le vocabulaire de maître/esclave employé soulignent comment Sun Yat-sen considère la présence occidentale en Chine : comme une véritable colonisation même si cette présence n’est à cet instant que dans des enclaves portuaires. Il s’insurge ici de la situation de la Chine et fait de cette perte de souveraineté le problème principal : le plus urgent est donc de galvaniser le nationalisme et de redonner au pays son « sovereign state ».

Le deuxième principe abordé est la démocratie. A nouveau, avec les notions de liberté et d’égalité incluses dans la démocratie, l’auteur peint une opposition entre la Chine et l’Occident. En effet, ces concepts sont compris de façon différente : la Chine se bat pour sa liberté nationale tandis que dans les pays occidentaux, l’on se bat pour une liberté individuelle ; pour Sun Yat-sen l’égalité ne peut pas être naturelle, comme l’entend la formulation « men are born equal », elle doit venir de la démocratie donnant les mêmes droits politiques. On peut cependant noter qu’à la fin de cette partie, Sun Yat-sen admet la qualité de certains aspects de l’Occident (« the traditional Chinese powers of censorship and examination would be merged with the executive, legislative, and judiciary powers of the West; . . . [such a] government, once established, would be the most advanced, most progressive in the world.»).

Le troisième principe est celui sur les moyens de subsistance du peuple. Selon le leader du Guomindang, le véritable problème de la Chine est une pauvreté générale et non pas une inégale distribution des richesses. Le progrès social du pays doit se faire de façon nationale et harmonieuse et non pas via une guerre de classes. De plus, le problème des propriétaires terriens et des paysans doit être adressé : les paysans devraient détenir la terre sur laquelle ils travaillent.


Tout au long de ce discours, on peut noter une certaine dualité dans le rapport à l’Occident. Il y a d’abord une haine de la présence étrangère, qui vole la Chine aux chinois et empêche son développement, mais Sun Yat-sen utilise également certains aspects des systèmes occidentaux comme exemple, comme des objectifs à atteindre ou du moins des éléments à incorporer dans le système chinois. 

1 comment:

  1. Vous résumez bien, mais ce n'est pas suffisant. Rien ne vous interpelle dans ce texte? Comment mobilisez vous vos lectures dans le travail d'analyse? Peut-on prendre les propos de Sun au premier degré? A-t-il un programme politique clair?

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