Saturday, November 11, 2017

The Three Principles of the People, Sun Yat-sen

Ce document est un extrait de « The Three Principles of the People » un texte écrit par Sun Yat-sen en 1924 ; puis traduit et publié dans « The Road to Communism : China since 1912» en 1969 par Dun Jen Li.
Dans ce texte Sun Yat-sen présente « les trois principes du peuple » une idéologie qui permettrait au peuple de reprendre contrôle du pays, le réorganiser politiquement et mettre fin à la souffrance du peuple.
Tout d’abord, l’auteur aborde le principe de nationalisme et de la situation de la Chine. La Chine est pour lui une sous-colonie, exploitée sans remords par les Occidentaux. Dans ce passage, Sun Yat-sen veut faire comprendre au peuple qu’il est au même rang que la Corée : un esclave. La seule solution pour se défaire de ces chaînes est la mobilisation du peuple pour éliminer l’impérialisme et rendre à la Chine sa situation d’état souverain.
Vient alors le principe de démocratie. Sun Yat-sen différencie bien les concepts de liberté entre Occident et Chine (une quête de liberté personnelle ou une quête de liberté nationale). Il n’est pas non plus d’accord avec le principe d’égalité entre les Hommes, elle n’existe que dans le fait qu’ils possèdent les mêmes droits politiques. Pour l’auteur, le peuple ne peut jouir d’une réelle démocratie seulement s’il possède : le droit d’élire et de destituer les élus, droit d’initiative et de référendum. Mais afin d’atteindre la forme optimale de gouvernement Sun propose de fusionner ces 4 pouvoirs avec le « pouvoir traditionnel Chinois de censure et d’examen ».
Enfin, vient la question des conditions de vie du peuple. Selon Sun Yat-sen le progrès social s’apparente plus à une lutte pour la survie de l’Homme qu’à une lutte des classes ; autrement dit il est en désaccord avec Marx. Le cœur du problème en Chine est son extrême pauvreté. La cause de cette pauvreté émanerait de la question de propriété terrienne. En effet, selon Sun la majeure partie des paysans cultivent une terre qu’ils ne possèdent pas et ne retiennent que très peu des récoltes. Il faut donc donner les terres aux paysans. Mais cela est impossible tant que le pays est « enchaîné » par les traités inégaux. Reprendre le contrôle du pays c’est pouvoir protéger son peuple, lui donner de meilleures conditions de vie, reconstruire un gouvernement ; la liberté nationale.
Ce texte nous permet de mieux comprendre l’identité politique chinoise de l’époque. Un sentiment d’asservissement des Occidentaux mêlé à une certaine admiration de leur système de démocratie. Bien que l’auteur tienne à se différencier de Marx on retrouve un semblant de communisme dans ses propos avec le concept de liberté collective au prix d’une liberté personnelle. Enfin le gouvernement idéal de Sun représente bien cette mentalité ; des bases de démocratie mais un maintien des traditions chinoises de contrôle du peuple.

1 comment:

  1. Vous pouviez allez plus loin ans votre analyse que ce qui est énoncé dans le dernier praragraphe. Avez-vous relevé les termes employés? Quels sont les arguments de Sun? Sont-ils crédibles? La faiblesse de la Chine tient-elle uniquement à une soumission suppose aux pays occidentaux? etc?

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