Thursday, December 14, 2017

Essai critique Chiang-Kai-Shek

Essai critique Chiang-Kai-Shek


Dans la Chine du 20ème siècle pendant la fin du règne de Sun Yat Sen, les futurs prétendants au trône préparent leur ascension, le pouvoir doit revenir aux mains de quelqu’un, un légitime héritier mais comment celui-ci arrivera-t-il à gagner en valeur auprès du peuple et de l’ancien dirigeant qui décidera ou non s’il sera apte à obtenir un tel pouvoir, et si ses idées correspondent avec la société de l’époque. Si au lieu d’un chef de guerre, cette fois on ne choisirait tout simplement pas un dirigeant qui comprend mieux le peuple.

En premier lieu j’aimerais décrire le personnage,  quelle sont ses traits de caractère, comment se comporte-t-il face aux menaces qui pèsent devant lui.

Dans un second temps j’aimerais avancer les méthodes qu’il a mise en place pour arriver au pouvoir.

Et enfin j’aimerais finir sur ses réussites et ses échecs lors de son arrivée au pouvoir.

On nous dit dans de nombreux ouvrage que Chiang-Kai-Shek jeune était un personnage impulsif et pouvait s’adonner souvent à des excès de colère, on dit de lui qu’il pouvait dépenser tout son argent dans la bourse et qu’il était violent avec les femmes.
 Cependant, éduqué dans un monde chinois confucianiste il s’adonnait à une piété filiale exemplaire, il respectait énormément sa mère et s’occupait au mieux de celle-ci dans certains ouvrages nous apprenons que lors de l’aggravement de la maladie de sa mère il retourna auprès d’elle laissant tomber tous les plans qu’il était en train de préparer.

 On comprend que Chiang-Kai-Shek veut devenir un grand homme, de plus il assimile très vite les défis qui font face à la Chine, après les traités inégaux et de nombreuses défaites face aux puissances occidentales, Chiang-Kai-Shek pense que la décadence du pays est liée à l’attraction extérieur, la dynastie Qing qui est étrangère au peuple chinois en est un exemple. Il veut rebâtir un empire sur un modèle de dynastie antérieure.

Chiang-Kai-Shek avait compris très tôt les enjeux qui permettaient d’accéder au pouvoir il se donnait, pour construire un réseau relationnel de façon à valoriser son importance car issu d’un milieu modeste il n’était reconnu de personne, en 1913 il rencontre pour la première fois Sun-Yat-Sen. Il sera utiliser les relations qu’il eut noué par le passé de nombreuses fois pour arriver à ses fins. Même plus tard, lors de son mariage avec la famille Song son mariage ne ressemble à rien d’autre qu’un arrangement politique.

Cependant, il a une tendance à abandonner lorsqu’il est tracassé (les nombreuses fuites entre le japon Shanghai et Xikou, 7janvier 1926 démission du commandement du 1 er corps même pas 1 an après y être arrivé à la tête) au final ce sont des manœuvres stratégiques qui ont prouvé leur utilité afin de marquer l’importance de son implication à la tête du parti. Cependant cela va parfois lui faire défaut et faire perdre la confiance d’alliés de taille.
Il arrive à sentir les mauvais coups préparés par ses concurrents, ses fuites répétées lui ont aussi sauvé la vie.








Après avoir parcouru de nombreuses écoles militaires CKS devint un homme de guerre il commence sa formation militaire au Japon.

Grâce à ses qualités sur le plan militaire et à la présence soviétique il gravit de plus en plus d’échelons, son prestige militaire du fait de ses nombreuses expéditions qui furent couronnés de succès rajoutent une importance dans la montée en puissance du personnage. Il réussit à créer une armée d’homme forts et dévoués, aussi un réseau qui lui est propre grâce à quoi il réussit à conquérir de nombreux territoires malgré l’infériorité numérique. Lorsqu’il fut endetté en 1926 lors de l’expédition du nord il sut jouer de ses réseaux notamment dans la banque de Shanghai pour pouvoir rembourser ses prêts et obtenir le montant qu’il souhaitait afin de mobiliser ses troupes. Enfin lors de cette expédition et grâce aux financements, en 1927 il réussit à repousser les forces impérialistes. Il sera aussi s’allier avec les soviétique tout en gardant un système confucianiste et non communiste. Sa force ne réside pas seulement en tant que chef de guerre. Il est à la tête du Guo Min Dang et directeur de l’académie militaire de Huangpu où il y possède un pouvoir fixe et indétrônable aux yeux de tous.

 Seulement une victoire pour un échec, il récupère une partie du territoire mais la faiblesse du parti du Guo Min Dang réside dans la réunification, elle ne peut se faire car chaque seigneur de guerre désirant de régner en maître sur sa province veulent ainsi demeurer au pouvoir, le fusionnement ne peut se produire.  L’unification impossible entraînant de nombreuses guerres civiles qui dévalorisent le GMD.

Il réussit à se faire reconnaître en tant que chef d’état et va asseoir son pouvoir, en restaurant la capitale à Nankin, des défis majeurs sont toujours présent dont le plus important l’économie, aussi Chiang doit démobiliser des armées ou les seigneurs de guerre sont trop solitaires, il se doit de démobiliser les armées et créer une armée nationale cependant s’il ne veut pas paraître pour un dictateur il doit trouver une méthode stratégique qui plus est sans violence où il échouera, la réunification du pays ne fut simple elle entraîna de nombreuses guerres civiles. Lors de la réunification en voulant créer une armée centrale le budget militaire dépassait 80% des dépenses

Dès son arrivée au pouvoir sa façon de penser se rapproche de toute évidence à une dictature traditionnelle, de plus les enjeux de modernisation de l’époque en contraste avec sa façon d’agir porte un frein au développement moderne du pays il désire réunifier le pays mais aura du mal à être suivie par le peuple. Il sait que Sun Yat Sen fait une erreur en acceptant les communiste dans le parti du GMD, lors de son arrivée au pouvoir il va passer tout son temps à les éliminer pour lui, les communistes représentent un problème majeur, le GMD deviendra donc en 1927 un parti de fonctionnaires ou seulement 10% sont issus de la population paysanne, à cette époque Chiang comprend très bien l’enjeu du soulèvement des paysans cependant il les croit trop mal organisés et trop faibles pour réussir à aboutir à quelque chose. En 1927 la terreur  blanche de Shangaï balaie tous les communistes les faisant retourner dans l’ombre, Chiang fait en sorte d’éradiquer le communiste au sein du GMD.
Son idée de faire une nation plus moderne ne reflète pas ses actions.

Lors de la guerre sino japonaise pendant que Chiang-Kai-Shek concentre toutes ses forces à éliminer le communisme le japon prend contrôle de la Mandchourie, lorsque Chiang-Kai-Shek se fera capturer l’URSS lui viendra en secours car elle à un intérêt particulier au fait que la Chine ne soit pas envahie par le Japon, pour l’URSS seul le grand seigneur de guerre et dirigeant du partie du GMD Chiang-Kai-Shek pourra faire face à la menace Japonaise.
 Il échappe une fois de plus à une situation critique grâce aux relations qu’il a réussi à nouer. Malgré cela il perd Shanghai et est obligé de se retirer dans l’est et de laisser le pays aux japonais. Lorsque les japonais attaquèrent Pearl Harbor CKS comprenait que l’Amérique leur viendrait en aide et ainsi mettraient par la même occasion un terme à la guerre sino-japonaise. Il concentrera alors une fois de plus toute son énergie à éradiquer le communisme, peut être une erreur car un bon nombre de la population. De plus il essuie quelques défaites dans des batailles inutiles (aller en finir avec Wang Jingwei alors que celui-ci s’était retiré) résultat, les banques ont de plus en plus de mal à lui prêter de l’argent en stipulant que ses causes de ne sont pas justes.

Il réussit lors de la décennie de Nankin à abolir les traités inégaux avec les forces extérieurs


L’économie du temps du règne de Chiang-Kai-Shek était très mauvaise bon nombre de membres du parti étaient corrompus gardaient les richesses pour eux, de plus Chiang-Kai-Shek nous dit-on était mauvais pour gérer une structure économique poussant le pays dans une famine ou les membres du partis s’enrichissaient en laissant les habitants du pays les plus démunis livrés à eux-même, laissant le communisme prendre une ampleur immense qui viendra alors détrôner plus tard le nationalisme.

On comprend les faiblesses de Chiang-Kai-Chek à régner sur la Chine est à l’unifier, il se méfie de tous ses proches et ne peut confier en l’un d’eux. Résultat, il se retrouve presque seul ou accompagné d’homme dont les capacités sont insuffisantes pour faire régner l’ordre, ses hommes de mains les plus proches ne sont pas apte à diriger des troupes ou à commander une nation, lors de ses déplacements il récupère alors un territoire pour en perdre un autre. Sa faiblesse était de ne pas comprendre les changements de l’époque la Chine mutait et Chiang-Kai-Shek voulait revenir aux valeurs traditionnelles. Une mauvaise gestion de l’économie vient empirer les choses.
Aussi la montée en puissance du communisme appuyée par les soviétiques aura ligué un trop grand nombre d’individus contre lui, les pensant trop faibles il ne réussit à voir venir le soulèvement qui allait se produire.

Conclusion, on retiendra de Chang-Kai-Shek qu’il est un personnage important du 20ème siècle car il a été à la tête de Chine pendant de nombreuses années, en revanche son comportement parfois trop égoïste et opportuniste ainsi que le concours de circonstances dû aux guerres et aux alliances va empêcher sa progression à un plein pouvoir. Certaines choses comme l’économie du pays lui échappent il va les remettre aux mains de ses proches ou de ses amies qui parfois sont incompétents ou veulent seulement mettre à profit leur statuts dans la hiérarchie. À noter que Chiang-Kai-Shek n’arrivent pas non plus à obtenir le plein pouvoir sur ses proches qui se mettront au même niveau que lui. Aussi ; pour satisfaire ses besoins il n’hésite pas à avoir une main frauduleuse, il s’associe en « secret » à des bandits tel que la bande verte pour réussir à contrôler les ventes de drogues et ainsi avoir la main mise sur certains revenus alors que son discours prône une Chine nouvelle avec des moindres fraudes sévèrement condamnables. On peut penser que sans ces moyens la Chine aurait coulée, le budget militaire était trop important il fallait pouvoir l’assumer les échanges avec l’extérieur étaient prohibées pour ne plus créer une situation de dépendance envers les autres grandes puissances.

On peut se demander :
- Que serait advenue de la Chine si Chang-Kai-Shek avait réussi à se hisser au pouvoir à plein temps ?
-Vu le sort que réservait Chiang à son armée lorsqu’elle désobéissait, la Chine serait-elle devenue une sévère dictature ?
- Chiang-Kai-Shek aurait-t-il finalement compris les enjeux économiques et aurait eu recours à des reformes ?
-Aurait-t-il mieux choisit son entourage ?
-La chine aurait-t-elle obtenue la pérennité que l’on retrouvera plus tard à Taïwan?




Sources :
Alain RouxChiang Kaï-Shek. Le grand rival de Mao, Payot, août 2016, 653 p.,

Remi Kauffer, Le siècle des quatre empereurs : Sun Yat-Sen, Chiang Kai-shek, Mao Zedong, Deng Xiaoping, Perrin, Paris, France, Avril 2014, 470p

Alain Roux, La Chine Contemporaine 5éme édition, Armand Colin, Paris 2010, 270p



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