Friday, December 1, 2017

Vers la Grande Harmonie, selon Mao Zedong.

L’extrait du jour s’intitule « On the People’s Democratic Dictatorship » et a été écrit par Mao Zedong en 1949. Ce document figure dans l’ouvrage de Mason J. Gentlzler « Changin China: Readings in the History of China from the Opium War to the Present », aux pages 242 à 246 (imprimé à New York en 1977 par la maison d’édition Praeger).

L’auteur a rédigé cet essai afin d’exposer sa vision d’une Chine régie par un régime démocratique autre que celui déjà traversé. Mao expose ainsi son idée d’une nouvelle république où les classes n’auraient pas lieu d’être. Ladite « Grande Harmonie » de sa pensée initiée au sein du Partie dès 1940 (une version du marxisme propre à la Chine, qualifiée grossièrement de sinisée).

Il vante ici le rôle majeur de l’engagement du parti communiste dans l’évolution du pays, mais aussi le constat d’avoir été l’unique faction à la promouvoir. Ceci blâmant par la-même la politique du régime nationaliste, en plus de proclamer les communistes comme seuls méritants d’avoir conduit la révolution jusqu’au bout (tant au départ en 1911 que lors de la guerre civile et le conflit avec l’envahisseur japonais faisaient rage) ; voilà qui leur rallia les masses d’ailleurs.

De plus, l’auteur flatte les masses ayant su s’allier malgré leurs classes sociales (paysans, ouvriers, bourgeois) afin de concrétiser l’instauration de ce nouveau régime. Où le « prolétariat chinois » (défini par Mao comme étant présent dans les campagnes comme les villes), renvoyant tant à la population paysanne qu’ouvrière, apparaissait en fer de lance. Le front uni qu’il décrit rassemble les masses sans distinctions, traduisant ainsi une nette différence avec le courant marxiste-léniniste. Mais il intègre l’Union Soviétique à ses propos, puisque alliée du mouvement « socialiste ».

Mao cherchait à travers cet essai à rassurer ses détracteurs en leur confiant que son alternative était la plus juste, loin de l’impérialisme rappelant le gouvernement nationaliste. Il justifiait ainsi l’autoritarisme de son pouvoir par l’idée que la liberté de le contester amènerait discorde et troubles, tandis que lui obéir assurait d’avancer vers une Chine meilleure et demeurant en paix. Car s’il ne muselait pas ses opposants, à savoir les « chiens des impérialistes » comme il le disait, les propriétaires terriens et les élites ayant déjà prouvé leur vive opposition à la cause (lors de la période de chaos avec leurs exactions violentes à l’égard des masses), il allait au devant d’ennuis.

Si bien qu’il catégorise les individus, y voyant des citoyens ayant des droits constitutionnels et d’autres pas, les vilains de réactionnaires qu’il désirait châtier voire éliminé. Les deux aspects décrits et bien distincts de son régimes, à son sens, lui semblaient fondés (démocratie pour le peuple et dictature pour les opposants).

1 comment:

  1. Vous deviez contextuliser en vous servant notamment d'un élément essentiel: la date de ce texte. Pourquoi un texte "inclusif" à ce moment là? Est-il véritablement inclusif? qui est invité? qui est refusé? qui décide?

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